Quand un soir vous vous sentez l’âme d’un écrivain, n’hésitez pas à prendre votre clavier de Macbook en main et à écrire ce qui vous vient en tête, ça peut donner des textes interessant qui auront le mérite de faire rire (ou d’impressionner) votre entourage.
J’avoue que j’ai apprécié mon début d’histoire, j’aurai aimé lire un livre commençant ainsi, alors si un jour mon humeur le permet, j’espère pouvoir terminer cette histoire.
CHAPITRE 1
Il était dix heure et demi quand Jean Meunier entrait dans les toilettes du tribunal, déterminé à utiliser les cinq dernières minutes de pause qu’il lui reste pour assouvir un besoin vital.
Jean est un citoyen ordinaire, il a la trentaine, est informaticien et vit en banlieue avec sa femme et ses deux enfants.
Il possède un physique relativement ordinaire, le nez droit, les oreilles symétriques, des cheveux grisonnants, des yeux marrons néanmoins perçants, et une bouche fine, dont le coin gauche remontait au fur et a mesure que sa vessie se vidait.
Il portait un costume tout droit sorti d’une grande surface, qu’il avait acheté il y a plus de cinq ans pour participer à une fête dont il garde le précieux souvenir d’une femme lui criant son désir de lui faire une fellation, alors qu’elle était en train de se servir son dix huitième verre de vodka.
Le plus étrange chez Jean, car totalement dénué de sens dans un tribunal, c’était ses chaussures : des vieilles Santiags qui était devenu blanches après qu’il eut décidé de les customiser un peu pour passer un peu moins inaperçu.Alors qu’il s’imaginait remonter sa braguette, Jean senti un long fil lui glacer le cou, puis l’étrangler avec une vigueur rare. Jean était loin de se demander s’il avait à faire à un fil à couper le beurre ou à du fil de fer, et pourtant, la précision était importante, en effet, le fil en question était une corde de piano, précisément celle du mi situé à la troisième octave, qui fut extraite d’un Pleyel accidentellement tombé sur un gros dealer Parisien après que celui-ci ait entubé les trois quarts de la capitale.
Situé aux deux extrémités de la corde se trouvait un homme, sombre comme un trou noir, sans doute fruit d’une division par zéro, qui répondait au pseudonyme non moins noir de Blqck b0b.
Blqck b0b était entré dans les toilettes vers dix heure tente trois pour faire ses gammes.
A dix heure trente quatre, Jean ne riait plus et arrosait le mur des toilettes.
Dix heure trente six, Jean Meunier est mort et arrose ses chaussures.Dire que b0b avait retiré du plaisir en assassinant Jean était un peu exagéré, mais le fait est qu’il avait esquissé un léger sourire en voyant l’Homme le moins classe du monde repeindre une dernière fois ses Santiags dans l’urinoir.
CHAPITRE 2
Avant de quitter le palais de justice, notre stranguleur héros doit valider sa mission en déposant les photos du cadavre et un petit mot au guichet du tribunal. Et alors que l’enveloppe touche le comptoir, un policier interpelle b0b.
“Bonjour Monsieur, puis-je vous demander à qui est destiné cette enveloppe ?”
B0b ne dit mot, et sortit un calepin de sa poche arrière avec une agilité incroyable et exécuta quelques gribouillis rapide :
“Suis muet, président du tribunal, merci”
Le policier compatissant saisit la lettre et alla se présenter dans la salle d’audience avant que la pause ne se termine.
Il est vrai que c’est très court et que cela se termine au plus mauvais moment, mais je n’ai pas pu faire mieux à l’époque, donc si un jour j’arrive à en retirer quelque chose, vous serez les premier prévenus.
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